Mercredi 12 août, entre 19 h 30 et 21 h, la France et l’Europe occidentale vivront au rythme d’une éclipse solaire. Ce phénomène météorologique rare sera scruté de près par les amateurs d’astronomie tout comme par les gestionnaires des réseaux électriques européens.

L’association qui regroupe les gestionnaires de chaque pays, l’ENTSO-E, s’attend en effet à une situation à risque en raison de la chute momentanée de production des centrales photovoltaïques. Un dispositif de surveillance renforcé a été mis en place pour préserver le système électrique.

Jusqu’à 10 GW de disparition

Selon les calculs de l’ENTSO-E et de RTE pour la France, la contribution des panneaux photovoltaïques pourrait être en net recul sur la fin de journée du mercredi 12 août. Or, le solaire représente aujourd’hui plus de 13 % du système électrique européen, avec une importance accrue sur les périodes estivales de fort ensoleillement.

Ainsi, en France, avec un ciel dégagé, la dégradation de la production atteindrait 1,8 GW au plus fort de l’éclipse – qui recouvrira entre 99 % et 90 % du disque solaire selon les régions. Au total, sur l’ensemble de la zone européenne, la production manquante est estimée à près de 10 GW (9,7 GW précisément), dont une majeure partie en Espagne et en Allemagne.

Une situation maîtrisée…

Pour autant, l’ENTSO-E affirme que le système électrique sera « sûr et stable » au cours de ces deux heures de passage de la Lune devant le soleil. En 2015, une éclipse partielle s’était déroulée à une heure moins favorable et avait provoqué une baisse de la production photovoltaïque européenne d’environ 35 GW, sans incident majeur. Pour 2026, plusieurs mesures spécifiques ont été mises en place par les opérateurs nationaux pour pallier le manque de production photovoltaïque.

En France, le gestionnaire de réseau devra gérer l’équivalent de l’arrêt de deux réacteurs nucléaires de 900 MW toutes les dix minutes. La gestion de l’éclipse est un enjeu non pas sur le volume de production manquante, mais dans la gestion de puissance (à la baisse et à la hausse) sur un temps aussi court.

Avec un effet sur les prix à court terme

Néanmoins, le marché spot sera évidemment particulièrement intéressant à observer sur cette journée. Les pics de consommation estivaux sont désormais marqués en début de journée et… lors des heures concernées par l’éclipse, entre 19 h et 22 h. Le recours à certaines centrales de production de pointe – comme les centrales à gaz – ainsi qu’à des réserves hydrauliques conservées pour l’occasion pourraient relever fortement les prix.

Les prix spot pour le mercredi 12 août publiés par la bourse de l’électricité Epex indiquent un effet notable de l’éclipse. À partir de 19 h 15, le prix du mégawattheure s’envolera pour atteindre jusqu’à 461 € entre 19 h 45 et 20 h. Le prix spot spot entre 19 h et 21 h, le mercredi 12 août, s’élève ainsi à 294 €/MWh.

Article rédigé par Côme Tessier

Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.

Mercredi 12 août, entre 19 h 30 et 21 h, la France et l’Europe occidentale vivront au rythme d’une éclipse solaire. Ce phénomène météorologique rare sera scruté de près par les amateurs d’astronomie tout comme par les gestionnaires des réseaux électriques européens.

L’association qui regroupe les gestionnaires de chaque pays, l’ENTSO-E, s’attend en effet à une situation à risque en raison de la chute momentanée de production des centrales photovoltaïques. Un dispositif de surveillance renforcé a été mis en place pour préserver le système électrique.

Jusqu’à 10 GW de disparition

Selon les calculs de l’ENTSO-E et de RTE pour la France, la contribution des panneaux photovoltaïques pourrait être en net recul sur la fin de journée du mercredi 12 août. Or, le solaire représente aujourd’hui plus de 13 % du système électrique européen, avec une importance accrue sur les périodes estivales de fort ensoleillement.

Ainsi, en France, avec un ciel dégagé, la dégradation de la production atteindrait 1,8 GW au plus fort de l’éclipse – qui recouvrira entre 99 % et 90 % du disque solaire selon les régions. Au total, sur l’ensemble de la zone européenne, la production manquante est estimée à près de 10 GW (9,7 GW précisément), dont une majeure partie en Espagne et en Allemagne.

Une situation maîtrisée…

Pour autant, l’ENTSO-E affirme que le système électrique sera « sûr et stable » au cours de ces deux heures de passage de la Lune devant le soleil. En 2015, une éclipse partielle s’était déroulée à une heure moins favorable et avait provoqué une baisse de la production photovoltaïque européenne d’environ 35 GW, sans incident majeur. Pour 2026, plusieurs mesures spécifiques ont été mises en place par les opérateurs nationaux pour pallier le manque de production photovoltaïque.

En France, le gestionnaire de réseau devra gérer l’équivalent de l’arrêt de deux réacteurs nucléaires de 900 MW toutes les dix minutes. La gestion de l’éclipse est un enjeu non pas sur le volume de production manquante, mais dans la gestion de puissance (à la baisse et à la hausse) sur un temps aussi court.

Avec un effet sur les prix à court terme

Néanmoins, le marché spot sera évidemment particulièrement intéressant à observer sur cette journée. Les pics de consommation estivaux sont désormais marqués en début de journée et… lors des heures concernées par l’éclipse, entre 19 h et 22 h. Le recours à certaines centrales de production de pointe – comme les centrales à gaz – ainsi qu’à des réserves hydrauliques conservées pour l’occasion pourraient relever fortement les prix.

Les prix spot pour le mercredi 12 août publiés par la bourse de l’électricité Epex indiquent un effet notable de l’éclipse. À partir de 19 h 15, le prix du mégawattheure s’envolera pour atteindre jusqu’à 461 € entre 19 h 45 et 20 h. Le prix spot spot entre 19 h et 21 h, le mercredi 12 août, s’élève ainsi à 294 €/MWh.

Article rédigé par Côme Tessier

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