- Pourquoi les petites entreprises sont-elles concernées en 2026 ?
- Par quoi commencer ? De l’audit aux investissements progressifs dans l’électrification de son industrie
- Demandez votre audit 360
- Quels équipements électrifier en priorité selon son activité ?
- Qu’est-ce que l’électrification des usages pour un professionnel et qu’apporte-t-elle ?
- Comment financer l’électrification de son entreprise ?
- Quels sont les blocages persistants à l’électrification ?
- L’électrification est une expertise à construire : soyez accompagné !
- Demandez votre audit 360 pour connaître vos besoins électriques et les investissements prioritaires à mener.
La crise pétrogazière liée au blocage du détroit d’Ormuz rend l’électricité à la fois plus rassurante et plus compétitive pour les entreprises françaises. Pour les accompagner, le gouvernement a annoncé une série de 22 mesures au printemps en faveur de l’électrification, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, et devrait en engager de nouvelles dans son prochain budget sur les recommandations du rapport Schellenberger. Anticipez-les dès maintenant et engagez-vous sur la voie de l’électrification grâce à Collectif Énergie !
Au fil des Programmations pluriannuelles de l’énergie et depuis l’adoption des Accords de Paris, la France est sur la voie de son électrification. Il s’agit de la clé de voûte essentielle dans la politique de décarbonation du pays, permettant d’un même tenant de sortir de nombre des usages des énergies fossiles – pétrole et gaz en premier lieu – tout en diminuant l’énergie finale nécessaire grâce aux gains d’efficacité énergétique induits par l’usage de l’électricité.
Mais la fée électrique peut-elle vraiment exaucer les vœux de tout le monde en même temps ? Entre grands projets de décarbonation des sites les plus polluants et des secteurs fortement émetteurs – comme la production d’acier ou de ciment – et politique de remplacement des outils pour les particuliers – pompes à chaleur, voiture électrique, etc. –, difficile pour les petites et moyennes entreprises de trouver une place au soleil.
Or, en 2026, les TPE et PME ont de nombreuses cartes en main pour électrifier leurs machines. Et gagner ainsi plusieurs années d’avance sur la concurrence.
Êtes-vous prêt à faire de l’électrification l’atout qui change la donne pour votre entreprise ?
Pourquoi les petites entreprises sont-elles concernées en 2026 ?
Un enjeu stratégique de souveraineté énergétique
En 2026, l’électrification est devenue la principale réponse gouvernementale face à l’urgence de la flambée des prix du pétrole et du gaz. Le déclenchement d’une guerre en Iran, suivie par le blocage du détroit d’Ormuz et des attaques sur les infrastructures de production du golfe Persique, a obligé le gouvernement français à mettre en place une mission parlementaire pour l’électrification des industries et des usages.
En effet, l’électricité apparaît comme un moyen de réduire notre dépendance à des carburants importés de zones à risque ou de pays moins fiables, de la Russie à l’Iran, jusqu’aux États-Unis – désormais premier exportateur de GNL vers l’Europe – qui menacent l’UE de droits de douane.
L’électricité produite en France dépend partiellement d’outils importés – panneaux photovoltaïques notamment – ou de combustibles extérieurs pour l’uranium enrichi. Néanmoins, la force de production se situe sur le territoire et le développement de filières de recyclage doit renforcer cette notion de souveraineté.
Ainsi, l’électricité reste sensible aux aléas géopolitiques, mais bien moins fortement que d’autres commodités comme le gaz et le pétrole. L’objectif est donc affiché par l’État français : passer de 58 % d’énergie consommée d’origine fossile à seulement 40 % avant 2030.
L’avantage français : une surabondance d’électricité
Quelques semaines avant la crise du détroit d’Ormuz, le gestionnaire du réseau électrique – RTE – indiquait dans son rapport annuel l’émergence d’une situation favorable à l’électrification. L’année 2025 a confirmé la force de production du secteur électrique tricolore, avec un nouveau record d’exportation vers les pays voisins.
Paradoxalement, ce constat pourrait être négatif s’il n’est pas suivi d’une politique favorable à l’électricité. Le manque de débouchés pour les centrales – en particulier nucléaires ou renouvelables, qui participent de la décarbonation – nuit à leur rentabilité et aux investissements pour poursuivre le remplacement des centrales fossiles (gaz et charbon).
RTE dresse alors plusieurs scénarios, le plus favorable étant celui d’une « décarbonation rapide » de l’économie française afin d’intégrer les futures centrales nucléaires EPR2 à l’horizon 2040. Fin avril, le ministre de l’Économie Roland Lescure présente un plan d’électrification des usages en 22 mesures, comme le soutien à l’électrification des artisans ou encore le renforcement de l’accès aux pompes à chaleur. En parallèle, dès janvier 2026, une mission parlementaire sur l’identification et la levée des freins à l’électrification des industries est confiée au député non-inscrit Raphaël Schellenberger.
Les petites entreprises, un maillon essentiel pour rendre l’électrification concrète
L’électrification pour le gouvernement, « c’est une politique de souveraineté productive », qui doit donc s’appuyer sur l’ensemble des maillons économiques. À ce titre, le premier gisement d’accélération est l’industrie diffuse. « Il faut massifier les solutions simples, matures et finançables », affirme le rapport Schellenberger.
Les petites et moyennes entreprises ou industries sont particulièrement visées par la stratégie du gouvernement, car elles correspondent à la fois au secteur qui peut accueillir des solutions déjà existantes, mais qui manque de moyens et de connaissances pour les mettre en œuvre.
Ainsi, le rapport parlement de Raphaël Schellenberger souligne la maturité des technologies électriques pour la production de chaleur inférieure à 500 °C, mais une adoption encore très minoritaire.
Par quoi commencer ? De l’audit aux investissements progressifs dans l’électrification de son industrie
L’audit : la matrice d’une politique énergétique réfléchie
Pour électrifier, vous avez besoin d’identifier clairement vos besoins et leurs relations. Quelles énergies consommez-vous ? Quelle répartition y a-t-il entre vos achats de gaz, de fioul ou d’électricité ? Y a-t-il des process pour maximiser l’utilisation de la production de chaleur ? Quelles actions ont pu être menées dans des entreprises équivalentes à la vôtre et ont fait leurs preuves ? Existe-t-il des technologie d’électrification mature ? Pourriez-vous produire vous-même de l’électricité ? Allez-vous devoir investir dans certains équipements liés à la règlementation comme un système de GTB, des ombrières photovoltaïques pour votre parking, etc. ?
Ce diagnostic doit être posé avant d’agir. C’est dans cet audit que se joue une grande partie du fléchage et de vos estimations de temps de retour sur investissement. Vous aurez les informations entre vos mains pour faire des choix qui ne devront rien au hasard. Pour cela, un audit énergétique de vos installations est indispensable avant toute décision d’investissement.
Demandez votre audit 360
Avec cette offre inédite, Collectif Énergie vous propose une vision claire et globale de vos besoins électriques et des investissements prioritaires à mener, avec une évaluation du temps de retour sur investissement nécessaire. Vous aurez ainsi toutes les clés en main pour réussir votre électrification et la rendre rentable pour votre entreprise.
L’enjeu de l’investissement industriel
Car il y a un problème fondamental à l’électrification, celui qui freine nettement les meilleures volontés à la tête des entreprises et des industries : le montant des investissements nécessaires. Les machines liées aux énergies fossiles ont bien souvent l’avantage du temps long. Elles ont pu faire leurs preuves et n’ont déjà plus besoin de couvrir le coût de développement. Par conséquent, elles semblent encore très compétitives par rapport à des technologies électriques équivalentes.
C’est l’un des axes de travail soulignés par les parlementaires et qui pourrait évoluer prochainement : le soutien financier. Des dispositifs existent déjà, dont les CEE (Certificats d’économie d’énergie) qui contribuent à réduire l’enveloppe allouée à l’achat de nouveaux matériels électriques ou encore des prêts garantis, et pourraient être davantage sollicités.
Quels équipements électrifier en priorité selon son activité ?
Les équipements et les usages liés à la cuisson, au séchage et à l’évaporation sont des technologies déjà matures. Pourtant, sur les 210 TWh consommés en 2021 à cet effet, seuls 7 % (15,3 TWh) étaient électriques. Ils peuvent dès aujourd’hui répondre aux besoins d’électrification de nombreux secteurs, sans développement de technologies supplémentaires de type hydrolyse ou captage du CO2, comme par exemple :
– l’agroalimentaire ;
– la papeterie ;
– la chimie fine ;
– le textile ;
– la fabrication de matériaux de construction…
Les achats : une refonte nécessaire pour être capable d’opérer les bons choix
Enfin, une bonne politique d’électrification nécessite des projections budgétaires fiables, y compris sur votre approvisionnement en énergie. Or, l’électricité a des avantages à proposer sur cet aspect – notamment un prix attractif en France et de plus en plus compétitif par rapport aux fossiles – mais également un inconvénient fondamental : elle ne se stocke pas.
Contrairement à d’autres matières premières, vous ne pouvez pas faire du remplissage de vos stocks en attendant de consommer. La philosophie ne sera plus la même. Vous devez à la fois prévoir, réagir et être flexible, alors que votre activité et vos projections budgétaires ont besoin de stabilité. Autrement dit, vous devez prévoir ce que vous allez consommer pour pouvoir acheter au mieux.
Dès lors, plus vous électrifiez, plus il deviendra essentiel de changer de fonctionnement pour négocier les meilleurs tarifs et garantir votre rentabilité. L’un des principes fondamentaux est la diversification : cette étape vous permettra de limiter le risque de flambée budgétaire. La flexibilité va de pair, puisque cela vous donnera les outils pour arbitrer entre achat et revente, voire entre outils électriques et thermiques, selon les cas d’usage.
Qu’est-ce que l’électrification des usages pour un professionnel et qu’apporte-t-elle ?
Remplacer ses équipements fonctionnant au gaz
C’est le premier geste, le plus évident sur le papier : pour ne plus dépendre des énergies fossiles, il faut des équipements qui n’ont pas besoin des fossiles. Or, la solution est bien souvent électrique. Il peut s’agir pour cela des remplacer des outils comme les chaudières à gaz, pour privilégier les pompes à chaleur.
En parallèle, certains fours industriels sont déjà disponibles et permettent d’atteindre la même efficacité que leurs équivalents au gaz. Dans de nombreux secteurs, comme l’industrie agroalimentaire, le textile, la production de papier, qui ont des besoins élevés en séchage, les solutions électrifiés sont présentes.
Mieux : une grande partie de ces technologies sont déjà éprouvées et ne nécessitent pas de recherche et développement supplémentaire, même si le coût d’installation les rend parfois moins compétitives que des équivalents fossiles.
Adopter l’électricité et ses spécificités
L’électrification ne se résume pas à un changement de matériel. L’investissement technique est insuffisant. Électrifier revient aussi à intégrer de nouvelles problématiques, qui peuvent être contraignantes mais aussi valorisables.
L’électrification va notamment apporter un changement dans la chaleur fatale disponible, si vous avez l’habitude de la réutiliser dans d’autres procédés ou pour le fonctionnement de votre pompe à chaleur.
Il peut également être nécessaire de réfléchir à la modulation possible de vos équipements électriques et aux possibilités de stockage – de l’électricité ou de la chaleur produite – afin de piloter votre consommation vers les heures les plus intéressantes sur le marché spot.
Enfin, cela vous conduira à un changement dans les expertises nécessaires et dans la maintenance de vos outils de production.
Réduire ses dépendances
Le choix de l’électricité présente en 2026 un avantage indéniable : son prix est de moins en moins corrélé aux événements géopolitiques et à l’équilibre de la croissance mondiale. Si une partie des centrales dépendent encore de matières premières sensibles, comme le gaz, l’émergence des énergies renouvelables et la force de puissance du parc nucléaire français réduisent très nettement la dépendance aux marchés mondiaux. Au contraire, l’électricité apparaît comme un socle de stabilité face à la flambée des autres commodités, avec une fabrication au niveau local.
Cette dépendance peut être encore davantage réduite en faisant le choix des choix spécifiques dans sa stratégie d’achat. D’une part, les besoins peuvent être couverts par une dose d’autoconsommation solaire : votre investissement sera là encore important, mais cela vous assure une production électrique qui vous sera destinée directement pendant plusieurs années. En parallèle, le développement des contrats long terme répondent à ce besoin. En signant directement avec un production d’énergie renouvelable, vous réduisez l’impact qu’aura l’évolution du marché sur votre activité, sur vos charges et donc in fine sur votre rentabilité.
Comment financer l’électrification de son entreprise ?
Vers un fonds de garantie pour les investissements des TPE-PME dans l’électrification ?
Le principal point d’achoppement dans la construction d’un plan d’électrification pour une petite entreprise, c’est la mise de départ. L’investissement dans les technologies électriques est sensiblement plus élevé que dans leurs équivalents thermiques, comme dans le cas d’une comparaison entre des chaudières gaz et des pompes à chaleur. Cela freine de nombreuses entreprises, qui ne peuvent prendre ce risque. Pour réduire cela, le rapport d’électrification des industries suggère la mise en place d’un fonds de garantie par l’État dédié aux TPE-PME, leur offrant la sécurité nécessaire pour amortir sereinement cet investissement.
En attendant, depuis le 1er mai 2026, la BPI propose un prêt flash électrique pouvant couvrir jusqu’à 75 000 € à destination des petites entreprises et artisans : boulangers, bouchers, garagistes, peintres, paysagistes, bâtiment… Il s’ajoute à d’autres dispositifs déjà existants et mobilisables dans le cadre d’une électrification de son entreprise, comme le prêt vert ou le diag éco flux.
Miser prioritairement sur les actions efficaces à court terme grâce aux CEE
En parallèle, le système des CEE permet de flécher les investissements des entreprises vers des actions déjà existantes et disponibles, efficaces rapidement, en réduisant d’autant plus le temps de retour sur investissement. Ces certificats d’économies d’énergie, financés par les fournisseurs d’énergie, sont un point de départ non négligeable pour les petites entreprises, d’autant plus que certaines actions peuvent être « boostées » provisoirement par l’État pour soutenir le développement d’une filière et accélérer l’électrification d’un secteur, aussi bien dans les mobilités que le bâtiment ou la petite industrie.
Faire appel à un expert pour gagner en visibilité et performance sur ses achats d’électricité
Enfin, la révision de ses contrats d’électricité doit évidemment permettre de financer son électrification, en renforçant l’avantage concurrentiel des électrons par rapport à d’autres molécules. Pour y parvenir, il faut cependant s’orienter vers des stratégies plus complexes et précises que le tarif fixe, puisqu’il s’agira aussi d’être capable de valoriser les heures les moins chères du marché spot, de flexibiliser sa consommation et ainsi d’agir comme une industrie avec un plus fort besoin électrique.
Le rapport Schellenberger insiste sur ce point en indiquant la possibilité d’avoir recours à des experts pour améliorer sa connaissance du marché et augmenter sa visibilité sur les prix. Le gouvernement devrait également ouvrir la possibilité de signer des contrats dits à moyen terme – de 5 à 10 ans – pour les petites industries ou les TPE-PME à partir de 2027.
Quels sont les blocages persistants à l’électrification ?
Le risque du temps de raccordement ou de dimensionnement du réseau est-il surestimé ?
Un peu. Mais une mutualisation des coûts pour le redimensionnement du réseau sur une zone d’activité est envisagée, ainsi qu’une revue de la priorisation des dossiers auprès de RTE et Enedis pour éviter le phénomène d’engorgement lié à la règle du « premier arrivée, premier servi », qui ne tient pas compte de la maturité et de la réalité des projets déposés. Ces sujets pourraient être traités par la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon sur la fin de l’année 2026.
Une fiscalité énergétique encore défavorable
Aujourd’hui, l’accise sur l’électricité est encore plus élevée que le gaz. Elle s’élève à 30,85 €/MWh, contre 16,39 €/MWh. Cette différence est régulièrement fustigée, car elle revient à privilégier une énergie fossile et émettrice de CO2. Pour renforcer le signal prix favorable à l’électricité, une refonte de ces niveaux d’accise est envisagée. Le Premier ministre actuel Sébastien Lecornu a ouvert la porte à une discussion sur ce sujet, dans le cadre des prochains projets de loi de finances. Néanmoins, cela pourrait être un rééquilibrage progressif, afin de ne pas nuire aux recettes de l’État, qui verrait le jour d’ici 2030.
Plus généralement, la taxation de l’électricité pourrait être réduite ou aménagée afin d’améliorer la compétitivité de cette énergie. Le rapport de Raphaël Schellenberger évoque ainsi la possibilité d’ouvrir des avantages spécifiques à de nouveaux bénéficiaires. L’abattement Turpe pourrait par exemple être proposé à davantage de profils de petites entreprises.
Un manque de connaissances plus qu’un manque de volonté
Le rapport Schellenberger sur l’électrification des industries pointe par ailleurs la complexité de l’achat d’électricité, renforcée par un marché qui ne repose plus partiellement sur le principe de l’Arenh – Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, qui permettait de garantir un prix fixe sur une part de son approvisionnement. Or, « l’achat d’électricité pour un site industriel est une optimisation permanente entre les périodes de faibles prix spot, les contrats à terme, la possible modulation de son mix énergétique et sa capacité de flexibilité ».
C’est le point de blocage le plus essentiel à lever pour accélérer l’électrification, dont le potentiel a été démontré : offrir un accès à un prix de l’énergie à la fois plus compétitif et fiable sur le long terme, par une stratégie d’achat diversifiée et organisée. Cela nécessite bien souvent de faire appel à un consultant achats spécialisé dans l’énergie, en interne ou en externe.
L’électrification est une expertise à construire : soyez accompagné !
Ainsi, l’électrification n’est pas une simple décision. C’est une stratégie de long cours. Il faut la construire patiemment, identifier les meilleurs points d’entrée, l’adopter progressivement avec des solutions efficaces pour ensuite en faire un socle de compétitivité pour les industries, les services et l’ensemble des activités économiques françaises.
Pour parvenir à franchir ce pas, il est indispensable d’acquérir des connaissances sur le marché de l’électricité et de construire une stratégie d’achat cohérente avec votre secteur d’activité. En intégrant une stratégie plus fine et complexe, avec un prix évalué selon vos besoins, vous pourrez miser sereinement sur une politique d’électrification de plusieurs années.
Avec les crises pétrogazières des dernières années, le choix de l’électricité s’est imposé comme une réponse qui n’est plus seulement climatique, mais également financière. Les investissements industriels sont bien souvent coûteux et amortis sur un temps long. Vous ne pouvez donc pas manquer le coche de l’électrification et agir à la légère. Pour prévoir et réussir cette transition énergétique comme il se doit, l’accompagnement d’un expert devient donc primordial. Comme le rappelle le député non-inscrit Raphaël Schellenberger dans son rapport : « Le meilleur choix pour un non-expert est de faire confiance à un expert. »

Article rédigé par Côme Tessier
Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.
La crise pétrogazière liée au blocage du détroit d’Ormuz rend l’électricité à la fois plus rassurante et plus compétitive pour les entreprises françaises. Pour les accompagner, le gouvernement a annoncé une série de 22 mesures au printemps en faveur de l’électrification, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, et devrait en engager de nouvelles dans son prochain budget sur les recommandations du rapport Schellenberger. Anticipez-les dès maintenant et engagez-vous sur la voie de l’électrification grâce à Collectif Énergie !
Au fil des Programmations pluriannuelles de l’énergie et depuis l’adoption des Accords de Paris, la France est sur la voie de son électrification. Il s’agit de la clé de voûte essentielle dans la politique de décarbonation du pays, permettant d’un même tenant de sortir de nombre des usages des énergies fossiles – pétrole et gaz en premier lieu – tout en diminuant l’énergie finale nécessaire grâce aux gains d’efficacité énergétique induits par l’usage de l’électricité.
Mais la fée électrique peut-elle vraiment exaucer les vœux de tout le monde en même temps ? Entre grands projets de décarbonation des sites les plus polluants et des secteurs fortement émetteurs – comme la production d’acier ou de ciment – et politique de remplacement des outils pour les particuliers – pompes à chaleur, voiture électrique, etc. –, difficile pour les petites et moyennes entreprises de trouver une place au soleil.
Or, en 2026, les TPE et PME ont de nombreuses cartes en main pour électrifier leurs machines. Et gagner ainsi plusieurs années d’avance sur la concurrence.
Êtes-vous prêt à faire de l’électrification l’atout qui change la donne pour votre entreprise ?
Pourquoi les petites entreprises sont-elles concernées en 2026 ?
Un enjeu stratégique de souveraineté énergétique
En 2026, l’électrification est devenue la principale réponse gouvernementale face à l’urgence de la flambée des prix du pétrole et du gaz. Le déclenchement d’une guerre en Iran, suivie par le blocage du détroit d’Ormuz et des attaques sur les infrastructures de production du golfe Persique, a obligé le gouvernement français à mettre en place une mission parlementaire pour l’électrification des industries et des usages.
En effet, l’électricité apparaît comme un moyen de réduire notre dépendance à des carburants importés de zones à risque ou de pays moins fiables, de la Russie à l’Iran, jusqu’aux États-Unis – désormais premier exportateur de GNL vers l’Europe – qui menacent l’UE de droits de douane.
L’électricité produite en France dépend partiellement d’outils importés – panneaux photovoltaïques notamment – ou de combustibles extérieurs pour l’uranium enrichi. Néanmoins, la force de production se situe sur le territoire et le développement de filières de recyclage doit renforcer cette notion de souveraineté.
Ainsi, l’électricité reste sensible aux aléas géopolitiques, mais bien moins fortement que d’autres commodités comme le gaz et le pétrole. L’objectif est donc affiché par l’État français : passer de 58 % d’énergie consommée d’origine fossile à seulement 40 % avant 2030.
L’avantage français : une surabondance d’électricité
Quelques semaines avant la crise du détroit d’Ormuz, le gestionnaire du réseau électrique – RTE – indiquait dans son rapport annuel l’émergence d’une situation favorable à l’électrification. L’année 2025 a confirmé la force de production du secteur électrique tricolore, avec un nouveau record d’exportation vers les pays voisins.
Paradoxalement, ce constat pourrait être négatif s’il n’est pas suivi d’une politique favorable à l’électricité. Le manque de débouchés pour les centrales – en particulier nucléaires ou renouvelables, qui participent de la décarbonation – nuit à leur rentabilité et aux investissements pour poursuivre le remplacement des centrales fossiles (gaz et charbon).
RTE dresse alors plusieurs scénarios, le plus favorable étant celui d’une « décarbonation rapide » de l’économie française afin d’intégrer les futures centrales nucléaires EPR2 à l’horizon 2040. Fin avril, le ministre de l’Économie Roland Lescure présente un plan d’électrification des usages en 22 mesures, comme le soutien à l’électrification des artisans ou encore le renforcement de l’accès aux pompes à chaleur. En parallèle, dès janvier 2026, une mission parlementaire sur l’identification et la levée des freins à l’électrification des industries est confiée au député non-inscrit Raphaël Schellenberger.
Les petites entreprises, un maillon essentiel pour rendre l’électrification concrète
L’électrification pour le gouvernement, « c’est une politique de souveraineté productive », qui doit donc s’appuyer sur l’ensemble des maillons économiques. À ce titre, le premier gisement d’accélération est l’industrie diffuse. « Il faut massifier les solutions simples, matures et finançables », affirme le rapport Schellenberger.
Les petites et moyennes entreprises ou industries sont particulièrement visées par la stratégie du gouvernement, car elles correspondent à la fois au secteur qui peut accueillir des solutions déjà existantes, mais qui manque de moyens et de connaissances pour les mettre en œuvre.
Ainsi, le rapport parlement de Raphaël Schellenberger souligne la maturité des technologies électriques pour la production de chaleur inférieure à 500 °C, mais une adoption encore très minoritaire.
Par quoi commencer ? De l’audit aux investissements progressifs dans l’électrification de son industrie
L’audit : la matrice d’une politique énergétique réfléchie
Pour électrifier, vous avez besoin d’identifier clairement vos besoins et leurs relations. Quelles énergies consommez-vous ? Quelle répartition y a-t-il entre vos achats de gaz, de fioul ou d’électricité ? Y a-t-il des process pour maximiser l’utilisation de la production de chaleur ? Quelles actions ont pu être menées dans des entreprises équivalentes à la vôtre et ont fait leurs preuves ? Existe-t-il des technologie d’électrification mature ? Pourriez-vous produire vous-même de l’électricité ? Allez-vous devoir investir dans certains équipements liés à la règlementation comme un système de GTB, des ombrières photovoltaïques pour votre parking, etc. ?
Ce diagnostic doit être posé avant d’agir. C’est dans cet audit que se joue une grande partie du fléchage et de vos estimations de temps de retour sur investissement. Vous aurez les informations entre vos mains pour faire des choix qui ne devront rien au hasard. Pour cela, un audit énergétique de vos installations est indispensable avant toute décision d’investissement.
Demandez votre audit 360
Avec cette offre inédite, Collectif Énergie vous propose une vision claire et globale de vos besoins électriques et des investissements prioritaires à mener, avec une évaluation du temps de retour sur investissement nécessaire. Vous aurez ainsi toutes les clés en main pour réussir votre électrification et la rendre rentable pour votre entreprise.
L’enjeu de l’investissement industriel
Car il y a un problème fondamental à l’électrification, celui qui freine nettement les meilleures volontés à la tête des entreprises et des industries : le montant des investissements nécessaires. Les machines liées aux énergies fossiles ont bien souvent l’avantage du temps long. Elles ont pu faire leurs preuves et n’ont déjà plus besoin de couvrir le coût de développement. Par conséquent, elles semblent encore très compétitives par rapport à des technologies électriques équivalentes.
C’est l’un des axes de travail soulignés par les parlementaires et qui pourrait évoluer prochainement : le soutien financier. Des dispositifs existent déjà, dont les CEE (Certificats d’économie d’énergie) qui contribuent à réduire l’enveloppe allouée à l’achat de nouveaux matériels électriques ou encore des prêts garantis, et pourraient être davantage sollicités.
Quels équipements électrifier en priorité selon son activité ?
Les équipements et les usages liés à la cuisson, au séchage et à l’évaporation sont des technologies déjà matures. Pourtant, sur les 210 TWh consommés en 2021 à cet effet, seuls 7 % (15,3 TWh) étaient électriques. Ils peuvent dès aujourd’hui répondre aux besoins d’électrification de nombreux secteurs, sans développement de technologies supplémentaires de type hydrolyse ou captage du CO2, comme par exemple :
– l’agroalimentaire ;
– la papeterie ;
– la chimie fine ;
– le textile ;
– la fabrication de matériaux de construction…
Les achats : une refonte nécessaire pour être capable d’opérer les bons choix
Enfin, une bonne politique d’électrification nécessite des projections budgétaires fiables, y compris sur votre approvisionnement en énergie. Or, l’électricité a des avantages à proposer sur cet aspect – notamment un prix attractif en France et de plus en plus compétitif par rapport aux fossiles – mais également un inconvénient fondamental : elle ne se stocke pas.
Contrairement à d’autres matières premières, vous ne pouvez pas faire du remplissage de vos stocks en attendant de consommer. La philosophie ne sera plus la même. Vous devez à la fois prévoir, réagir et être flexible, alors que votre activité et vos projections budgétaires ont besoin de stabilité. Autrement dit, vous devez prévoir ce que vous allez consommer pour pouvoir acheter au mieux.
Dès lors, plus vous électrifiez, plus il deviendra essentiel de changer de fonctionnement pour négocier les meilleurs tarifs et garantir votre rentabilité. L’un des principes fondamentaux est la diversification : cette étape vous permettra de limiter le risque de flambée budgétaire. La flexibilité va de pair, puisque cela vous donnera les outils pour arbitrer entre achat et revente, voire entre outils électriques et thermiques, selon les cas d’usage.
Qu’est-ce que l’électrification des usages pour un professionnel et qu’apporte-t-elle ?
Remplacer ses équipements fonctionnant au gaz
C’est le premier geste, le plus évident sur le papier : pour ne plus dépendre des énergies fossiles, il faut des équipements qui n’ont pas besoin des fossiles. Or, la solution est bien souvent électrique. Il peut s’agir pour cela des remplacer des outils comme les chaudières à gaz, pour privilégier les pompes à chaleur.
En parallèle, certains fours industriels sont déjà disponibles et permettent d’atteindre la même efficacité que leurs équivalents au gaz. Dans de nombreux secteurs, comme l’industrie agroalimentaire, le textile, la production de papier, qui ont des besoins élevés en séchage, les solutions électrifiés sont présentes.
Mieux : une grande partie de ces technologies sont déjà éprouvées et ne nécessitent pas de recherche et développement supplémentaire, même si le coût d’installation les rend parfois moins compétitives que des équivalents fossiles.
Adopter l’électricité et ses spécificités
L’électrification ne se résume pas à un changement de matériel. L’investissement technique est insuffisant. Électrifier revient aussi à intégrer de nouvelles problématiques, qui peuvent être contraignantes mais aussi valorisables.
L’électrification va notamment apporter un changement dans la chaleur fatale disponible, si vous avez l’habitude de la réutiliser dans d’autres procédés ou pour le fonctionnement de votre pompe à chaleur.
Il peut également être nécessaire de réfléchir à la modulation possible de vos équipements électriques et aux possibilités de stockage – de l’électricité ou de la chaleur produite – afin de piloter votre consommation vers les heures les plus intéressantes sur le marché spot.
Enfin, cela vous conduira à un changement dans les expertises nécessaires et dans la maintenance de vos outils de production.
Réduire ses dépendances
Le choix de l’électricité présente en 2026 un avantage indéniable : son prix est de moins en moins corrélé aux événements géopolitiques et à l’équilibre de la croissance mondiale. Si une partie des centrales dépendent encore de matières premières sensibles, comme le gaz, l’émergence des énergies renouvelables et la force de puissance du parc nucléaire français réduisent très nettement la dépendance aux marchés mondiaux. Au contraire, l’électricité apparaît comme un socle de stabilité face à la flambée des autres commodités, avec une fabrication au niveau local.
Cette dépendance peut être encore davantage réduite en faisant le choix des choix spécifiques dans sa stratégie d’achat. D’une part, les besoins peuvent être couverts par une dose d’autoconsommation solaire : votre investissement sera là encore important, mais cela vous assure une production électrique qui vous sera destinée directement pendant plusieurs années. En parallèle, le développement des contrats long terme répondent à ce besoin. En signant directement avec un production d’énergie renouvelable, vous réduisez l’impact qu’aura l’évolution du marché sur votre activité, sur vos charges et donc in fine sur votre rentabilité.
Comment financer l’électrification de son entreprise ?
Vers un fonds de garantie pour les investissements des TPE-PME dans l’électrification ?
Le principal point d’achoppement dans la construction d’un plan d’électrification pour une petite entreprise, c’est la mise de départ. L’investissement dans les technologies électriques est sensiblement plus élevé que dans leurs équivalents thermiques, comme dans le cas d’une comparaison entre des chaudières gaz et des pompes à chaleur. Cela freine de nombreuses entreprises, qui ne peuvent prendre ce risque. Pour réduire cela, le rapport d’électrification des industries suggère la mise en place d’un fonds de garantie par l’État dédié aux TPE-PME, leur offrant la sécurité nécessaire pour amortir sereinement cet investissement.
En attendant, depuis le 1er mai 2026, la BPI propose un prêt flash électrique pouvant couvrir jusqu’à 75 000 € à destination des petites entreprises et artisans : boulangers, bouchers, garagistes, peintres, paysagistes, bâtiment… Il s’ajoute à d’autres dispositifs déjà existants et mobilisables dans le cadre d’une électrification de son entreprise, comme le prêt vert ou le diag éco flux.
Miser prioritairement sur les actions efficaces à court terme grâce aux CEE
En parallèle, le système des CEE permet de flécher les investissements des entreprises vers des actions déjà existantes et disponibles, efficaces rapidement, en réduisant d’autant plus le temps de retour sur investissement. Ces certificats d’économies d’énergie, financés par les fournisseurs d’énergie, sont un point de départ non négligeable pour les petites entreprises, d’autant plus que certaines actions peuvent être « boostées » provisoirement par l’État pour soutenir le développement d’une filière et accélérer l’électrification d’un secteur, aussi bien dans les mobilités que le bâtiment ou la petite industrie.
Faire appel à un expert pour gagner en visibilité et performance sur ses achats d’électricité
Enfin, la révision de ses contrats d’électricité doit évidemment permettre de financer son électrification, en renforçant l’avantage concurrentiel des électrons par rapport à d’autres molécules. Pour y parvenir, il faut cependant s’orienter vers des stratégies plus complexes et précises que le tarif fixe, puisqu’il s’agira aussi d’être capable de valoriser les heures les moins chères du marché spot, de flexibiliser sa consommation et ainsi d’agir comme une industrie avec un plus fort besoin électrique.
Le rapport Schellenberger insiste sur ce point en indiquant la possibilité d’avoir recours à des experts pour améliorer sa connaissance du marché et augmenter sa visibilité sur les prix. Le gouvernement devrait également ouvrir la possibilité de signer des contrats dits à moyen terme – de 5 à 10 ans – pour les petites industries ou les TPE-PME à partir de 2027.
Quels sont les blocages persistants à l’électrification ?
Le risque du temps de raccordement ou de dimensionnement du réseau est-il surestimé ?
Un peu. Mais une mutualisation des coûts pour le redimensionnement du réseau sur une zone d’activité est envisagée, ainsi qu’une revue de la priorisation des dossiers auprès de RTE et Enedis pour éviter le phénomène d’engorgement lié à la règle du « premier arrivée, premier servi », qui ne tient pas compte de la maturité et de la réalité des projets déposés. Ces sujets pourraient être traités par la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon sur la fin de l’année 2026.
Une fiscalité énergétique encore défavorable
Aujourd’hui, l’accise sur l’électricité est encore plus élevée que le gaz. Elle s’élève à 30,85 €/MWh, contre 16,39 €/MWh. Cette différence est régulièrement fustigée, car elle revient à privilégier une énergie fossile et émettrice de CO2. Pour renforcer le signal prix favorable à l’électricité, une refonte de ces niveaux d’accise est envisagée. Le Premier ministre actuel Sébastien Lecornu a ouvert la porte à une discussion sur ce sujet, dans le cadre des prochains projets de loi de finances. Néanmoins, cela pourrait être un rééquilibrage progressif, afin de ne pas nuire aux recettes de l’État, qui verrait le jour d’ici 2030.
Plus généralement, la taxation de l’électricité pourrait être réduite ou aménagée afin d’améliorer la compétitivité de cette énergie. Le rapport de Raphaël Schellenberger évoque ainsi la possibilité d’ouvrir des avantages spécifiques à de nouveaux bénéficiaires. L’abattement Turpe pourrait par exemple être proposé à davantage de profils de petites entreprises.
Un manque de connaissances plus qu’un manque de volonté
Le rapport Schellenberger sur l’électrification des industries pointe par ailleurs la complexité de l’achat d’électricité, renforcée par un marché qui ne repose plus partiellement sur le principe de l’Arenh – Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, qui permettait de garantir un prix fixe sur une part de son approvisionnement. Or, « l’achat d’électricité pour un site industriel est une optimisation permanente entre les périodes de faibles prix spot, les contrats à terme, la possible modulation de son mix énergétique et sa capacité de flexibilité ».
C’est le point de blocage le plus essentiel à lever pour accélérer l’électrification, dont le potentiel a été démontré : offrir un accès à un prix de l’énergie à la fois plus compétitif et fiable sur le long terme, par une stratégie d’achat diversifiée et organisée. Cela nécessite bien souvent de faire appel à un consultant achats spécialisé dans l’énergie, en interne ou en externe.
L’électrification est une expertise à construire : soyez accompagné !
Ainsi, l’électrification n’est pas une simple décision. C’est une stratégie de long cours. Il faut la construire patiemment, identifier les meilleurs points d’entrée, l’adopter progressivement avec des solutions efficaces pour ensuite en faire un socle de compétitivité pour les industries, les services et l’ensemble des activités économiques françaises.
Pour parvenir à franchir ce pas, il est indispensable d’acquérir des connaissances sur le marché de l’électricité et de construire une stratégie d’achat cohérente avec votre secteur d’activité. En intégrant une stratégie plus fine et complexe, avec un prix évalué selon vos besoins, vous pourrez miser sereinement sur une politique d’électrification de plusieurs années.
Avec les crises pétrogazières des dernières années, le choix de l’électricité s’est imposé comme une réponse qui n’est plus seulement climatique, mais également financière. Les investissements industriels sont bien souvent coûteux et amortis sur un temps long. Vous ne pouvez donc pas manquer le coche de l’électrification et agir à la légère. Pour prévoir et réussir cette transition énergétique comme il se doit, l’accompagnement d’un expert devient donc primordial. Comme le rappelle le député non-inscrit Raphaël Schellenberger dans son rapport : « Le meilleur choix pour un non-expert est de faire confiance à un expert. »

Article rédigé par Côme Tessier
Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.




