D’ici 2050, la France ne veut plus émettre plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en absorbe. C’est l’objectif que confirme le gouvernement avec la troisième Stratégie nationale bas-carbone, la SNBC-3 — un texte encore en attente de son décret d’officialisation, mais dont les grandes lignes sont désormais connues.
Sortir des fossiles : à quel rythme ?
Trois énergies, trois échéances. Le charbon sort du jeu le premier, dès 2030. Le pétrole suit quinze ans plus tard, en 2045. Le gaz fossile, lui, reste dans l’équation jusqu’en 2050 — année où la balance entre émissions et absorption doit enfin s’équilibrer.
Il faut bien avouer que l’objectif intermédiaire donne le vertige : diviser par deux les émissions nationales d’ici 2030, par rapport à 1990. Concrètement, ça revient à faire baisser la courbe d’environ 5 % chaque année, sans interruption.
Transports, agriculture, industrie : qui doit faire quoi ?
Premier secteur émetteur du pays, les transports sont aussi celui qui porte l’ambition la plus radicale : une quasi-neutralité carbone visée pour 2050. Le levier principal ? L’électrification du parc roulant. Dès 2030, deux voitures neuves sur trois vendues en France devraient être électriques — un basculement tout aussi marqué du côté des autobus.
Pour l’agriculture, la trajectoire est plus progressive mais tout aussi engageante : -26 % d’émissions en 2030, puis plus de la moitié en 2050.
L’industrie, elle, joue sur plusieurs tableaux à la fois — électrification des procédés, gains d’efficacité énergétique, sobriété, et montée en puissance du captage-stockage du carbone. La marche est haute : -70 % dès 2030, puis -96 % en 2050.
Une trajectoire jugée trop timide par les ONG
Nouvelle stratégie ne veut pas dire consensus. Plusieurs associations environnementales estiment que le texte manque d’ambition sur un point précis : la sobriété énergétique, largement absente des mesures concernant le transport aérien et maritime international. Pour ces organisations, ce sont pourtant des leviers de réduction majeurs, laissés de côté.
Une adoption sous tension climatique
La SNBC-3 arrive à un moment particulier : la France vient d’enchaîner plusieurs vagues de chaleur exceptionnelle en quelques semaines à peine. Le gouvernement doit par ailleurs répondre aux critiques sur ses moyens d’adaptation au changement climatique, après le gel d’une partie des crédits du Fonds vert prévus pour les collectivités.
Dernier point, et non des moindres : la dynamique de baisse des émissions françaises ralentit. Après des reculs nets en 2022 et 2023, la tendance s’est essoufflée en 2024, puis en 2025. En synthèse, l’écart entre la trajectoire actuelle et les objectifs fixés pour les prochaines décennies reste large à combler.

Article rédigé par Guillaume Sagliet
Growth Marketing Manager pour Collectif Énergie, je suis devenu expert pour retrouver les pages perdues dans l’Internet et leur redonner vie grâce à mes connaissances approfondies dans Lost et The Walking Dead. Avec moi, tous les contenus affrontent Google sans crainte.
D’ici 2050, la France ne veut plus émettre plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en absorbe. C’est l’objectif que confirme le gouvernement avec la troisième Stratégie nationale bas-carbone, la SNBC-3 — un texte encore en attente de son décret d’officialisation, mais dont les grandes lignes sont désormais connues.
Sortir des fossiles : à quel rythme ?
Trois énergies, trois échéances. Le charbon sort du jeu le premier, dès 2030. Le pétrole suit quinze ans plus tard, en 2045. Le gaz fossile, lui, reste dans l’équation jusqu’en 2050 — année où la balance entre émissions et absorption doit enfin s’équilibrer.
Il faut bien avouer que l’objectif intermédiaire donne le vertige : diviser par deux les émissions nationales d’ici 2030, par rapport à 1990. Concrètement, ça revient à faire baisser la courbe d’environ 5 % chaque année, sans interruption.
Transports, agriculture, industrie : qui doit faire quoi ?
Premier secteur émetteur du pays, les transports sont aussi celui qui porte l’ambition la plus radicale : une quasi-neutralité carbone visée pour 2050. Le levier principal ? L’électrification du parc roulant. Dès 2030, deux voitures neuves sur trois vendues en France devraient être électriques — un basculement tout aussi marqué du côté des autobus.
Pour l’agriculture, la trajectoire est plus progressive mais tout aussi engageante : -26 % d’émissions en 2030, puis plus de la moitié en 2050.
L’industrie, elle, joue sur plusieurs tableaux à la fois — électrification des procédés, gains d’efficacité énergétique, sobriété, et montée en puissance du captage-stockage du carbone. La marche est haute : -70 % dès 2030, puis -96 % en 2050.
Une trajectoire jugée trop timide par les ONG
Nouvelle stratégie ne veut pas dire consensus. Plusieurs associations environnementales estiment que le texte manque d’ambition sur un point précis : la sobriété énergétique, largement absente des mesures concernant le transport aérien et maritime international. Pour ces organisations, ce sont pourtant des leviers de réduction majeurs, laissés de côté.
Une adoption sous tension climatique
La SNBC-3 arrive à un moment particulier : la France vient d’enchaîner plusieurs vagues de chaleur exceptionnelle en quelques semaines à peine. Le gouvernement doit par ailleurs répondre aux critiques sur ses moyens d’adaptation au changement climatique, après le gel d’une partie des crédits du Fonds vert prévus pour les collectivités.
Dernier point, et non des moindres : la dynamique de baisse des émissions françaises ralentit. Après des reculs nets en 2022 et 2023, la tendance s’est essoufflée en 2024, puis en 2025. En synthèse, l’écart entre la trajectoire actuelle et les objectifs fixés pour les prochaines décennies reste large à combler.

Article rédigé par Guillaume Sagliet
Growth Marketing Manager pour Collectif Énergie, je suis devenu expert pour retrouver les pages perdues dans l’Internet et leur redonner vie grâce à mes connaissances approfondies dans Lost et The Walking Dead. Avec moi, tous les contenus affrontent Google sans crainte.



