Avec l’appel lancé par le gouvernement à une électrification plus rapide de l’économie et de l’industrie en France, la question de la fiscalité énergétique revient dans les discussions. Selon l’AFP, dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’Union française de l’électricité (UFE) – qui représente les entreprises de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur – lance un appel pour une concertation rapide afin de réviser la taxation électrique au cours des prochaines discussions budgétaires.

Des Assises de la fiscalité énergétique pendant l’été ?

La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz depuis plus de trois mois ont mis en exergue la dépendance énergétique de la France aux énergies fossiles, gaz et pétrole, malgré une production électrique abondante et disponible. Dans ce contexte, l’État incite donc à augmenter l’électrification des usages grâce à des actions ciblées, par exemple en faveur du chauffage avec des pompes à chaleur – jusque dans le domaine agricole – ou de la mobilité électrique.

En parallèle, l’UFE estime nécessaire une baisse du prix de l’électricité, en agissant sur sa fiscalité. La semaine dernière déjà, une centaine de parlementaires des groupes LR à l’Assemblée nationale et au Sénat ont signé une tribune appelant à une révision de la taxation de l’électricité. Ils affirmaient entre autres que qu’il ne pouvait y avoir de « plan d’électrification du pays sans baisse du prix de l’électricité ».

Pour l’UFE, cet ajustement serait un levier indispensable pour renforcer la compétitivité des solutions électriques par rapport au gaz et au fioul en envoyant un signal favorable. Elle souhaite donc une réunion des filières concernées, des parlementaires et des associations de consommateurs afin d’aboutir à « l’organisation d’Assises de la fiscalité énergétique dès cet été ».

Quelles marges de manœuvre pour le gouvernement ?

Cependant, ces discussions entreraient dans le cadre de travaux préparatoires au projet de loi de finances pour 2027 avec des marges de manœuvre limitées pour l’exécutif. En 2025, des amendements favorables à un rééquilibrage des taxes énergétiques portant sur le gaz et l’électricité avaient été supprimés du texte de loi final par le gouvernement, pour éviter une baisse trop importante des recettes de l’État.

À quelques mois de la présidentielle 2027, il n’est pas certain que le gouvernement puisse miser sur cet arbitrage budgétaire, même si le Premier ministre ne ferme plus complètement cette porte. Sébastien Lecornu déclarait ainsi le 21 mai dernier que « si une fiscalité devait diminuer dans les temps à venir, y compris les années à venir, ce serait la fiscalité sur les énergies produites en France, électricité en tête ».

Article rédigé par Côme Tessier

Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.

Avec l’appel lancé par le gouvernement à une électrification plus rapide de l’économie et de l’industrie en France, la question de la fiscalité énergétique revient dans les discussions. Selon l’AFP, dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’Union française de l’électricité (UFE) – qui représente les entreprises de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur – lance un appel pour une concertation rapide afin de réviser la taxation électrique au cours des prochaines discussions budgétaires.

Des Assises de la fiscalité énergétique pendant l’été ?

La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz depuis plus de trois mois ont mis en exergue la dépendance énergétique de la France aux énergies fossiles, gaz et pétrole, malgré une production électrique abondante et disponible. Dans ce contexte, l’État incite donc à augmenter l’électrification des usages grâce à des actions ciblées, par exemple en faveur du chauffage avec des pompes à chaleur – jusque dans le domaine agricole – ou de la mobilité électrique.

En parallèle, l’UFE estime nécessaire une baisse du prix de l’électricité, en agissant sur sa fiscalité. La semaine dernière déjà, une centaine de parlementaires des groupes LR à l’Assemblée nationale et au Sénat ont signé une tribune appelant à une révision de la taxation de l’électricité. Ils affirmaient entre autres que qu’il ne pouvait y avoir de « plan d’électrification du pays sans baisse du prix de l’électricité ».

Pour l’UFE, cet ajustement serait un levier indispensable pour renforcer la compétitivité des solutions électriques par rapport au gaz et au fioul en envoyant un signal favorable. Elle souhaite donc une réunion des filières concernées, des parlementaires et des associations de consommateurs afin d’aboutir à « l’organisation d’Assises de la fiscalité énergétique dès cet été ».

Quelles marges de manœuvre pour le gouvernement ?

Cependant, ces discussions entreraient dans le cadre de travaux préparatoires au projet de loi de finances pour 2027 avec des marges de manœuvre limitées pour l’exécutif. En 2025, des amendements favorables à un rééquilibrage des taxes énergétiques portant sur le gaz et l’électricité avaient été supprimés du texte de loi final par le gouvernement, pour éviter une baisse trop importante des recettes de l’État.

À quelques mois de la présidentielle 2027, il n’est pas certain que le gouvernement puisse miser sur cet arbitrage budgétaire, même si le Premier ministre ne ferme plus complètement cette porte. Sébastien Lecornu déclarait ainsi le 21 mai dernier que « si une fiscalité devait diminuer dans les temps à venir, y compris les années à venir, ce serait la fiscalité sur les énergies produites en France, électricité en tête ».

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