368 heures en France : le record de prix négatifs de 2024 est déjà battu

Selon plusieurs analystes des marchés de l’électricité, le cumul des heures dites à prix négatif en 2025 devrait battre de nouveaux records en France et en Europe. Ce phénomène survient lorsque le coût de l’électricité sur le marché spot est nul ou négatif en raison d’un surplus d’offre par rapport à la demande. Cela est provoqué en partie par l’essor des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque), avec un très faible coût marginal mais sans débouchés lors de leur production et sans capacité de stockage.

L’année dernière, 361 heures à prix négatif avaient été dénombrées. Elles auraient déjà dépassé cette barre cette année en France, en atteignant 368 heures. Les spécialistes du marché de l’électricité estiment même que les prix négatifs pourraient dépasser les 700 heures à la fin décembre. Un analyste d’Engie interrogé par Montel estime qu’il s’agit principalement d’un effet direct de la « forte croissance du solaire en France et dans les pays voisins », la capacité installée en panneaux photovoltaïques continuant de grandir.

Un record qui pourrait croitre jusqu’à 2028

Sans développement massif des capacités de stockage ou de la flexibilité de la demande pour inciter les consommateurs à décaler leurs besoins sur ces périodes de forte production, les prix négatifs devraient perturber encore le marché de l’électricité jusqu’en 2028, au moins.

Mais cela pourrait poser des difficultés pour les investissements dans de nouvelles sources de production, pourtant nécessaires dans la politique de décarbonation et d’électrification des usages. La France cherche donc à limiter au plus vite le développement de ces heures à prix négatif en modifiant ses contrats en obligation d’achat avec des centrales renouvelables. Ainsi, depuis la fin mai, les éoliennes en mer ont désormais l’obligation de s’arrêter en cas d’épisode de prix négatif.

Source : Montel

Article rédigé par Côme Tessier

Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.

368 heures en France : le record de prix négatifs de 2024 est déjà battu

Selon plusieurs analystes des marchés de l’électricité, le cumul des heures dites à prix négatif en 2025 devrait battre de nouveaux records en France et en Europe. Ce phénomène survient lorsque le coût de l’électricité sur le marché spot est nul ou négatif en raison d’un surplus d’offre par rapport à la demande. Cela est provoqué en partie par l’essor des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque), avec un très faible coût marginal mais sans débouchés lors de leur production et sans capacité de stockage.

L’année dernière, 361 heures à prix négatif avaient été dénombrées. Elles auraient déjà dépassé cette barre cette année en France, en atteignant 368 heures. Les spécialistes du marché de l’électricité estiment même que les prix négatifs pourraient dépasser les 700 heures à la fin décembre. Un analyste d’Engie interrogé par Montel estime qu’il s’agit principalement d’un effet direct de la « forte croissance du solaire en France et dans les pays voisins », la capacité installée en panneaux photovoltaïques continuant de grandir.

Un record qui pourrait croitre jusqu’à 2028

Sans développement massif des capacités de stockage ou de la flexibilité de la demande pour inciter les consommateurs à décaler leurs besoins sur ces périodes de forte production, les prix négatifs devraient perturber encore le marché de l’électricité jusqu’en 2028, au moins.

Mais cela pourrait poser des difficultés pour les investissements dans de nouvelles sources de production, pourtant nécessaires dans la politique de décarbonation et d’électrification des usages. La France cherche donc à limiter au plus vite le développement de ces heures à prix négatif en modifiant ses contrats en obligation d’achat avec des centrales renouvelables. Ainsi, depuis la fin mai, les éoliennes en mer ont désormais l’obligation de s’arrêter en cas d’épisode de prix négatif.

Source : Montel

Article rédigé par Côme Tessier

Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.

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