Les hôtels ont une mauvaise réputation. Tenace. Ils seraient un lieu où l’on dépense et consomme bien plus que chez soi. Après tout, à l’hôtel, on veut être dans un confort total. Les douches sont chaudes, la température est agréable – ni trop chaud l’été, ni trop froid l’hiver –, le petit déjeuner est prêt et chaud à tout heure de la matinée, etc.
Dès lors, ils feraient partie d’un secteur énergivore et qui le reste. Pour l’Ademe, le chiffre est sans équivoque : un hôtel consomme en moyenne 234 kWh/m2 par an, soit plus de 2 MWh par an pour une chambre de 10 m². La surconsommation dans l’hôtellerie est-elle alors une fatalité ?
Collectif Énergie est persuadé du contraire. Mieux, en tant que gérant d’un hôtel ou d’un groupe hôtelier, vous pouvez montrer la voie de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment. Mais tout dépend de votre approche sur le budget énergie. En adoptant une stratégie qui englobe achat et autoconsommation, vous aurez même des leviers d’action pour consommer mieux, moins, au meilleur moment, afin d’avoir une maîtrise complète de ce budget sensible.
Votre hôtel consomme-t-il vraiment trop ?
✅ Premier point : la consommation
1/ Connaissez-vous la CAR de votre établissement ou de votre groupe hôtelier ainsi que la clé de répartition de vos postes de consommation ?
Comprendre d’où vient la facture : les postes qui pèsent le plus dans la consommation énergétique d’un hôtel
Le chauffage (31 %), l’éclairage (12 %), l’eau chaude sanitaire (17 %), la climatisation (15 %) ou encore l’aération et la VMC… En moyenne, ces postes de dépenses couvrent la quasi-intégralité de vos besoins, mais permettent à vos clients de se sentir comme chez eux, en mieux. C’est leur confort qui en dépend. Cette dépense est donc souvent incompressible à première vue, puisque votre réputation et la satisfaction de vos clients sont primordiales. Vous ne lésinerez jamais sur ce sujet et c’est bien normal.
Néanmoins, l’utilisation des compteurs communicants peut vous permettre de mieux flécher les usages qui font gonfler vos besoins en énergie. Grâce à un outil de suivi détaillé, vous aurez déjà une idée de l’origine réelle de votre consommation. Mieux, vous pourriez y ajouter des alertes pour détecter plus rapidement les anomalies, par exemple en cas d’appareil défectueux.
L’indicateur à connaître absolument : le kWh par nuitée
Enfin, grâce notamment au CAR (consommation annuelle de référence) et à une analyse fine de votre courbe de charge au cours d’une année, vous pourriez établir un indicateur de type kWh par nuitée.
Ce chiffre ne sera pas qu’anecdotique. Il permet aussi de visualiser un seuil de rentabilité de votre activité en fonction des coûts énergétiques. Nous y reviendrons.
Avez-vous pensé à diversifier vos achats et vos sources d’énergie pour sécuriser votre budget ?
✅ Points 2 à 4 : maîtriser sa stratégie d’achat d’énergie
2/ Avez-vous un service achats capable de centraliser les contrats pour votre groupe hôtelier ?
3/ Avez-vous déterminé un prix cible pour votre approvisionnement énergétique garantissant la rentabilité de votre établissement ?
4/ Possédez-vous un foncier non exploité (type parking) ou des toitures disponibles pour faire de l’autoconsommation ?
Grâce à votre CAR et une idée de votre consommation par nuitée, vous pourrez diriger et maîtriser vos besoins (volume, puissance, saisonnalité, etc.).
PPA et contrats de gestion pilotée : acheter l’énergie au bon moment… et au prix qui vous convient
L’énergie, vous en avez besoin tous les jours. De votre service de restauration à la gestion informatique de vos réservations, sans oublier le bon maintien du confort dans votre établissement, ce sont des services qui nécessitent de l’électricité ou du gaz. Vous ne pourrez pas vous en passer. Mais vous pouvez d’autant mieux l’anticiper !
En achetant une partie de votre électricité sur les marchés à terme, ou en participant à des formes d’achat à long terme de gré à gré avec un producteur (type PPA), vous sécuriserez le coût d’une partie de votre fourniture d’électricité.
Ce choix vous assure de la visibilité sur le bon prix à fixer pour une nuitée, afin de conserver une activité rentable. Cette gestion peut devenir accessible en confiant votre budget à un partenaire de confiance ou grâce à des formules de type achat groupé. Cela vous donnera ensuite une première longueur d’avance sur vos concurrents.
Le solaire photovoltaïque en toiture : pertinent pour un hôtel ?
Les installations en toiture ou avec des ombrières de parking peuvent être un atout de marque pour votre établissement. Vous montrez votre implication dans la transition énergétique tout en faisant des économies à long terme, surtout si vous parvenez à coupler la production d’énergie solaire à un système de stockage par batteries (pour vos usages nocturnes) ou en déplaçant une partie de votre consommation comme la production d’eau chaude vers les pics de production.
Cela peut très bien s’accompagner également de bornes de recharge pour des véhicules électriques, qui seront certainement appréciés de votre clientèle – que ce soit des professionnels ou des particuliers.
Enfin, si vous n’avez pas le foncier nécessaire… l’idée de l’autoconsommation n’est pas nécessairement obsolète pour autant ! Le principe d’autoconsommation collective, avec des voisins proches de votre établissement, peut ouvrir des portes… d’autant plus que vos consommations peuvent très bien être complémentaires, étant donné que vos pics de consommation se situe à des heures habituellement délaissées par des consommateurs professionnels – avant 10 h et après 17 h.
Quels sont les leviers concrets pour réduire la consommation au quotidien ?
✅ Points 5 à 8 : devenir énergétiquement sobre et efficace
5/ Votre éclairage est-il entièrement en LED ?
6/ Avez-vous investi dans une rénovation thermique globale ces dix dernières années ?
7/ Avez-vous mesuré l’impact des écarts de température sur votre consommation énergétique ?
8/ Avez-vous une gestion centralisée des équipements (climatisation, chauffage, ventilation…) de votre bâtiment ?
Ces points seront d’autant plus valorisés par la mise en place d’une stratégie d’achat cohérente, entre prévisionnel bien établi, flexibilisation de votre consommation par rapport aux achats, etc. C’est par des achats d’énergie réfléchis que vous pourrez activer de meilleurs résultats pour vos investissements dans l’efficacité énergétique.
Distinguer la sobriété de l’efficacité énergétique : usages et équipements qui font vraiment la différence
En 2022-2023, la sobriété énergétique était sur toutes les lèvres. Face à des prix énergétiques astronomiques et dans une situation de très faible production nucléaire en France, le choix était clair : limiter autant que possible sa consommation, immédiatement. C’est la force de la sobriété : elle repose sur les usages, sans temps d’investissement. Il s’agit d’éteindre la lumière dans les pièces qu’on n’utilise pas, débrancher les appareils énergivores lorsqu’ils ne sont pas utilisés, limiter un temps de préchauffage pour des outils comme le four ou encore… la limitation du chauffage à 19 °C.
Or, dans un hôtel, tous les usages ne sont pas de votre fait. Vous ne serez jamais derrière votre client pour couper sa douche. Mais l’efficacité, qui s’appuie sur des outils plus performants pour réduire la pression sur la consommation, sera votre allié le plus précieux. Vous assurerez un même niveau de confort ou un rendu tout aussi satisfaisant en diminuant votre consommation.
Les CEE : un financement méconnu pour vos travaux d’efficacité
Les Certificats d’économie d’énergie sont une obligation qui portent sur les fournisseurs d’énergie, afin de financer et permettre aux consommateurs d’effectuer des investissements dans des usages plus sobres.
Ainsi, les CEE représentent pour vous une aide à l’investissement. Ils permettent de diminuer efficacement le temps de ROI nécessaire lorsque vous décidez de modifier votre système de chauffage, par exemple, pour installer des pompes à chaleur.
De nombreuses aides CEE sont fléchées par typologie et selon votre secteur d’activité. Pour les bâtiments tertiaires, cela peut concerner l’isolation thermique, le remplacement des chauffages, le raccordement à un réseau de chaleur, etc.
Votre hôtel est-il en règle avec les obligations énergétiques qui arrivent ?
✅ Points 9 et 10 : appliquer la législation en vigueur pour le secteur tertiaire
9/ Avez-vous établi un plan d’action pour 2030 dans le cadre du décret tertiaire ?
10/ Savez-vous si vous êtes concerné par les nouveaux seuils d’audit énergétique obligatoire dans le cadre de la DDADUE ?
La législation change vite pour votre secteur, avec des décrets d’application qui peuvent être publiés au fil de l’eau. Cela demande une veille constante pour être toujours en phase avec vos obligations et les anticiper.
Le décret tertiaire : ce qu’il impose concrètement aux établissements hôteliers
Le dispositif du décret tertiaire est une réglementation qui s’applique aussi à une partie du secteur hôtelier. Les établissements dont la superficie totale est supérieure à 1000 m² sont assujettis, même si cette surface est répartie sur plusieurs bâtiments au sein d’un même site.
Concrètement, ce décret impose une réduction de la consommation énergétique globale du bâtiment par rapport à un niveau de référence, situé entre 2010 et 2019. À terme, le décret tertiaire vise une réduction progressive de la consommation énergétique des bâtiments pour atteindre en 2050 -60 % (par rapport à la période 2010-2019).
Au préalable, chaque hôtel assujetti doit avoir effectué une première déclaration sur la plateforme gouvernementale Operat. Pour l’hôtellerie, le décret « valeurs absolues III » publié le 28 novembre 2023 précise par ailleurs les objectifs pour 2030.
Audit énergétique obligatoire et ISO 50 001 : où en est votre établissement ?
En 2025, la loi de diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (DDADUE) a transposé la directive énergétique dans la loi française.
Elle modifie en particulier les seuils d’application pour l’obligation d’un audit énergétique tous les quatre ans ou pour la mise en place d’un système de management de l’énergie (SMÉ) certifié ISO 50 001.
Auparavant, l’obligation ne s’appliquait qu’aux entreprises de plus de 250 salarié·es. Désormais, le niveau est exprimé est volume d’énergie consommée globale – ce qui inclut donc à la fois l’électricité, le gaz, la biomasse et les carburants !
- Au-dessus de 2,75 GWh par an, vous êtes désormais assujettis à l’audit énergétique obligatoire, le premier devant être réalisé avant le 11 octobre 2026.
- Au-dessus de 23,6 GWh par an, vous devez avoir lancé les démarches pour la mise en place d’un SMÉ ISO 50 001 avant le 11 octobre 2027.
Synthèse : calculez votre score de maturité énergétique
| Question | Total |
|---|---|
| Connaissez-vous votre CAR ? | /1 |
| Avez-vous un service achats pour vos contrats d’énergie ? | /2 |
| Avez-vous déterminé un prix cible pour votre approvisionnement ? | /3 |
| Possédez-vous un foncier disponible pour développer l’autoconsommation ? | /4 |
| Votre éclairage est-il en LED ? | /5 |
| Avez-vous investi dans une rénovation thermique globale ? | /6 |
| Avez-vous mesuré l’impact des écarts de température sur votre consommation ? | /7 |
| Avez-vous installé un système de type GTB dans votre bâtiment ? | /8 |
| Avez-vous établi un plan d’action dans le cadre du décret tertiaire ? | /9 |
| Savez-vous si vous êtes concerné par la DDADUE de 2025 ? | /10 |
Vous êtes entre 0 et 3 points ?
Vous commencez à réfléchir au sujet. C’est nécessaire pour garantir la pérennité de votre activité. L’essentiel est d’établir une première stratégie d’achats qui corresponde à vos besoins, aux spécificités de votre établissement ou à votre vision à moyen terme.
Pourquoi ne pas demander un audit gratuit de vos factures à l’un de nos conseillers ?
Vous êtes entre 4 et 7 points ?
Vous avez commencé à agir, bravo ! Que ce soit par des investissements dans l’efficacité énergétique, pour moins subir la variation de votre consommation, ou par une stratégie d’achat anticipée sur le moyen terme, vous avez probablement décidé de prendre le taureau par les cornes. Il s’agit désormais de transformer l’essai en parvenant à allier le meilleur des deux mondes : maîtriser son budget et sa consommation, pour réduire véritablement votre exposition aux fluctuations des marchés du gaz et de l’électricité.
Demandez à un expert Collectif Énergie de vous accompagner dans votre stratégie.
Vous avez plus de 8 points ?
Vous avez une stratégie mature et bien en place, qui ne demande plus qu’à progresser grâce aux dernières possibilités dans le pilotage des outils énergétiques ou dans le stockage d’énergie. Le service d’Energy manager à temps partagé de Collectif Énergie vous offre la possibilité de poursuivre votre progression sur le long temps, en surveillant le ROI de vos investissements et en restant en veille constante sur les évolutions de la législation.
Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour découvrir notre offre d’Energy manager à temps partagé !

Article rédigé par Côme Tessier
Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.
Les hôtels ont une mauvaise réputation. Tenace. Ils seraient un lieu où l’on dépense et consomme bien plus que chez soi. Après tout, à l’hôtel, on veut être dans un confort total. Les douches sont chaudes, la température est agréable – ni trop chaud l’été, ni trop froid l’hiver –, le petit déjeuner est prêt et chaud à tout heure de la matinée, etc.
Dès lors, ils feraient partie d’un secteur énergivore et qui le reste. Pour l’Ademe, le chiffre est sans équivoque : un hôtel consomme en moyenne 234 kWh/m2 par an, soit plus de 2 MWh par an pour une chambre de 10 m². La surconsommation dans l’hôtellerie est-elle alors une fatalité ?
Collectif Énergie est persuadé du contraire. Mieux, en tant que gérant d’un hôtel ou d’un groupe hôtelier, vous pouvez montrer la voie de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment. Mais tout dépend de votre approche sur le budget énergie. En adoptant une stratégie qui englobe achat et autoconsommation, vous aurez même des leviers d’action pour consommer mieux, moins, au meilleur moment, afin d’avoir une maîtrise complète de ce budget sensible.
Votre hôtel consomme-t-il vraiment trop ?
✅ Premier point : la consommation
1/ Connaissez-vous la CAR de votre établissement ou de votre groupe hôtelier ainsi que la clé de répartition de vos postes de consommation ?
Comprendre d’où vient la facture : les postes qui pèsent le plus dans la consommation énergétique d’un hôtel
Le chauffage (31 %), l’éclairage (12 %), l’eau chaude sanitaire (17 %), la climatisation (15 %) ou encore l’aération et la VMC… En moyenne, ces postes de dépenses couvrent la quasi-intégralité de vos besoins, mais permettent à vos clients de se sentir comme chez eux, en mieux. C’est leur confort qui en dépend. Cette dépense est donc souvent incompressible à première vue, puisque votre réputation et la satisfaction de vos clients sont primordiales. Vous ne lésinerez jamais sur ce sujet et c’est bien normal.
Néanmoins, l’utilisation des compteurs communicants peut vous permettre de mieux flécher les usages qui font gonfler vos besoins en énergie. Grâce à un outil de suivi détaillé, vous aurez déjà une idée de l’origine réelle de votre consommation. Mieux, vous pourriez y ajouter des alertes pour détecter plus rapidement les anomalies, par exemple en cas d’appareil défectueux.
L’indicateur à connaître absolument : le kWh par nuitée
Enfin, grâce notamment au CAR (consommation annuelle de référence) et à une analyse fine de votre courbe de charge au cours d’une année, vous pourriez établir un indicateur de type kWh par nuitée.
Ce chiffre ne sera pas qu’anecdotique. Il permet aussi de visualiser un seuil de rentabilité de votre activité en fonction des coûts énergétiques. Nous y reviendrons.
Avez-vous pensé à diversifier vos achats et vos sources d’énergie pour sécuriser votre budget ?
✅ Points 2 à 4 : maîtriser sa stratégie d’achat d’énergie
2/ Avez-vous un service achats capable de centraliser les contrats pour votre groupe hôtelier ?
3/ Avez-vous déterminé un prix cible pour votre approvisionnement énergétique garantissant la rentabilité de votre établissement ?
4/ Possédez-vous un foncier non exploité (type parking) ou des toitures disponibles pour faire de l’autoconsommation ?
Grâce à votre CAR et une idée de votre consommation par nuitée, vous pourrez diriger et maîtriser vos besoins (volume, puissance, saisonnalité, etc.).
PPA et contrats de gestion pilotée : acheter l’énergie au bon moment… et au prix qui vous convient
L’énergie, vous en avez besoin tous les jours. De votre service de restauration à la gestion informatique de vos réservations, sans oublier le bon maintien du confort dans votre établissement, ce sont des services qui nécessitent de l’électricité ou du gaz. Vous ne pourrez pas vous en passer. Mais vous pouvez d’autant mieux l’anticiper !
En achetant une partie de votre électricité sur les marchés à terme, ou en participant à des formes d’achat à long terme de gré à gré avec un producteur (type PPA), vous sécuriserez le coût d’une partie de votre fourniture d’électricité.
Ce choix vous assure de la visibilité sur le bon prix à fixer pour une nuitée, afin de conserver une activité rentable. Cette gestion peut devenir accessible en confiant votre budget à un partenaire de confiance ou grâce à des formules de type achat groupé. Cela vous donnera ensuite une première longueur d’avance sur vos concurrents.
Le solaire photovoltaïque en toiture : pertinent pour un hôtel ?
Les installations en toiture ou avec des ombrières de parking peuvent être un atout de marque pour votre établissement. Vous montrez votre implication dans la transition énergétique tout en faisant des économies à long terme, surtout si vous parvenez à coupler la production d’énergie solaire à un système de stockage par batteries (pour vos usages nocturnes) ou en déplaçant une partie de votre consommation comme la production d’eau chaude vers les pics de production.
Cela peut très bien s’accompagner également de bornes de recharge pour des véhicules électriques, qui seront certainement appréciés de votre clientèle – que ce soit des professionnels ou des particuliers.
Enfin, si vous n’avez pas le foncier nécessaire… l’idée de l’autoconsommation n’est pas nécessairement obsolète pour autant ! Le principe d’autoconsommation collective, avec des voisins proches de votre établissement, peut ouvrir des portes… d’autant plus que vos consommations peuvent très bien être complémentaires, étant donné que vos pics de consommation se situe à des heures habituellement délaissées par des consommateurs professionnels – avant 10 h et après 17 h.
Quels sont les leviers concrets pour réduire la consommation au quotidien ?
✅ Points 5 à 8 : devenir énergétiquement sobre et efficace
5/ Votre éclairage est-il entièrement en LED ?
6/ Avez-vous investi dans une rénovation thermique globale ces dix dernières années ?
7/ Avez-vous mesuré l’impact des écarts de température sur votre consommation énergétique ?
8/ Avez-vous une gestion centralisée des équipements (climatisation, chauffage, ventilation…) de votre bâtiment ?
Ces points seront d’autant plus valorisés par la mise en place d’une stratégie d’achat cohérente, entre prévisionnel bien établi, flexibilisation de votre consommation par rapport aux achats, etc. C’est par des achats d’énergie réfléchis que vous pourrez activer de meilleurs résultats pour vos investissements dans l’efficacité énergétique.
Distinguer la sobriété de l’efficacité énergétique : usages et équipements qui font vraiment la différence
En 2022-2023, la sobriété énergétique était sur toutes les lèvres. Face à des prix énergétiques astronomiques et dans une situation de très faible production nucléaire en France, le choix était clair : limiter autant que possible sa consommation, immédiatement. C’est la force de la sobriété : elle repose sur les usages, sans temps d’investissement. Il s’agit d’éteindre la lumière dans les pièces qu’on n’utilise pas, débrancher les appareils énergivores lorsqu’ils ne sont pas utilisés, limiter un temps de préchauffage pour des outils comme le four ou encore… la limitation du chauffage à 19 °C.
Or, dans un hôtel, tous les usages ne sont pas de votre fait. Vous ne serez jamais derrière votre client pour couper sa douche. Mais l’efficacité, qui s’appuie sur des outils plus performants pour réduire la pression sur la consommation, sera votre allié le plus précieux. Vous assurerez un même niveau de confort ou un rendu tout aussi satisfaisant en diminuant votre consommation.
Les CEE : un financement méconnu pour vos travaux d’efficacité
Les Certificats d’économie d’énergie sont une obligation qui portent sur les fournisseurs d’énergie, afin de financer et permettre aux consommateurs d’effectuer des investissements dans des usages plus sobres.
Ainsi, les CEE représentent pour vous une aide à l’investissement. Ils permettent de diminuer efficacement le temps de ROI nécessaire lorsque vous décidez de modifier votre système de chauffage, par exemple, pour installer des pompes à chaleur.
De nombreuses aides CEE sont fléchées par typologie et selon votre secteur d’activité. Pour les bâtiments tertiaires, cela peut concerner l’isolation thermique, le remplacement des chauffages, le raccordement à un réseau de chaleur, etc.
Votre hôtel est-il en règle avec les obligations énergétiques qui arrivent ?
✅ Points 9 et 10 : appliquer la législation en vigueur pour le secteur tertiaire
9/ Avez-vous établi un plan d’action pour 2030 dans le cadre du décret tertiaire ?
10/ Savez-vous si vous êtes concerné par les nouveaux seuils d’audit énergétique obligatoire dans le cadre de la DDADUE ?
La législation change vite pour votre secteur, avec des décrets d’application qui peuvent être publiés au fil de l’eau. Cela demande une veille constante pour être toujours en phase avec vos obligations et les anticiper.
Le décret tertiaire : ce qu’il impose concrètement aux établissements hôteliers
Le dispositif du décret tertiaire est une réglementation qui s’applique aussi à une partie du secteur hôtelier. Les établissements dont la superficie totale est supérieure à 1000 m² sont assujettis, même si cette surface est répartie sur plusieurs bâtiments au sein d’un même site.
Concrètement, ce décret impose une réduction de la consommation énergétique globale du bâtiment par rapport à un niveau de référence, situé entre 2010 et 2019. À terme, le décret tertiaire vise une réduction progressive de la consommation énergétique des bâtiments pour atteindre en 2050 -60 % (par rapport à la période 2010-2019).
Au préalable, chaque hôtel assujetti doit avoir effectué une première déclaration sur la plateforme gouvernementale Operat. Pour l’hôtellerie, le décret « valeurs absolues III » publié le 28 novembre 2023 précise par ailleurs les objectifs pour 2030.
Audit énergétique obligatoire et ISO 50 001 : où en est votre établissement ?
En 2025, la loi de diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (DDADUE) a transposé la directive énergétique dans la loi française.
Elle modifie en particulier les seuils d’application pour l’obligation d’un audit énergétique tous les quatre ans ou pour la mise en place d’un système de management de l’énergie (SMÉ) certifié ISO 50 001.
Auparavant, l’obligation ne s’appliquait qu’aux entreprises de plus de 250 salarié·es. Désormais, le niveau est exprimé est volume d’énergie consommée globale – ce qui inclut donc à la fois l’électricité, le gaz, la biomasse et les carburants !
- Au-dessus de 2,75 GWh par an, vous êtes désormais assujettis à l’audit énergétique obligatoire, le premier devant être réalisé avant le 11 octobre 2026.
- Au-dessus de 23,6 GWh par an, vous devez avoir lancé les démarches pour la mise en place d’un SMÉ ISO 50 001 avant le 11 octobre 2027.
Synthèse : calculez votre score de maturité énergétique
| Question | Total |
|---|---|
| Connaissez-vous votre CAR ? | /1 |
| Avez-vous un service achats pour vos contrats d’énergie ? | /2 |
| Avez-vous déterminé un prix cible pour votre approvisionnement ? | /3 |
| Possédez-vous un foncier disponible pour développer l’autoconsommation ? | /4 |
| Votre éclairage est-il en LED ? | /5 |
| Avez-vous investi dans une rénovation thermique globale ? | /6 |
| Avez-vous mesuré l’impact des écarts de température sur votre consommation ? | /7 |
| Avez-vous installé un système de type GTB dans votre bâtiment ? | /8 |
| Avez-vous établi un plan d’action dans le cadre du décret tertiaire ? | /9 |
| Savez-vous si vous êtes concerné par la DDADUE de 2025 ? | /10 |
Vous êtes entre 0 et 3 points ?
Vous commencez à réfléchir au sujet. C’est nécessaire pour garantir la pérennité de votre activité. L’essentiel est d’établir une première stratégie d’achats qui corresponde à vos besoins, aux spécificités de votre établissement ou à votre vision à moyen terme.
Pourquoi ne pas demander un audit gratuit de vos factures à l’un de nos conseillers ?
Vous êtes entre 4 et 7 points ?
Vous avez commencé à agir, bravo ! Que ce soit par des investissements dans l’efficacité énergétique, pour moins subir la variation de votre consommation, ou par une stratégie d’achat anticipée sur le moyen terme, vous avez probablement décidé de prendre le taureau par les cornes. Il s’agit désormais de transformer l’essai en parvenant à allier le meilleur des deux mondes : maîtriser son budget et sa consommation, pour réduire véritablement votre exposition aux fluctuations des marchés du gaz et de l’électricité.
Demandez à un expert Collectif Énergie de vous accompagner dans votre stratégie.
Vous avez plus de 8 points ?
Vous avez une stratégie mature et bien en place, qui ne demande plus qu’à progresser grâce aux dernières possibilités dans le pilotage des outils énergétiques ou dans le stockage d’énergie. Le service d’Energy manager à temps partagé de Collectif Énergie vous offre la possibilité de poursuivre votre progression sur le long temps, en surveillant le ROI de vos investissements et en restant en veille constante sur les évolutions de la législation.
Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour découvrir notre offre d’Energy manager à temps partagé !

Article rédigé par Côme Tessier
Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.



