Guerre en Iran : le monde se dirige-t-il vers un nouveau choc pétrolier et gazier ?

Le samedi 28 février, les États-Unis et Israël ont frappé l’Iran et sa capitale Téhéran, déclenchant plusieurs répliques du régime des mollahs dans la région, durant tout le weekend. Or, cette escalade de la guerre au Moyen-Orient est particulièrement suivie par le secteur énergétique, car elle pourrait avoir des répercussions immédiates sur les cours du pétrole et du gaz.

En effet, le trafic mondial de ces hydrocarbures est désormais menacé par une fermeture du détroit d’Ormuz. 20 % du pétrole mondial y transite quotidiennement, ainsi qu’une grande partie des livraisons de gaz du Qatar vers l’Asie et l’Europe.

Aujourd’hui, le détroit n’a pas été officiellement verrouillé par les nouvelles autorités iraniennes – après la mort du leader Ali Khamenei, ciblé par les premières frappes israélo-étatsuniennes. Cependant, selon une spécialiste de l’Opep+ interrogée par l’AFP, Amena Bakr, l’incertitude et le manque de sécurité rendent les coûts assurantiels prohibitifs pour les navires. Les principales compagnies d’armateurs ont ainsi annoncé suspendre le passage de leur flotte.

Des marchés gaziers et pétroliers déjà en hausse

Dès ce lundi matin, les cours de référence du gaz et du pétrole ont donc réagi avec une forte hausse. Les marchés gaziers à terme ont grimpé d’environ 20 % à leur ouverture aux Pays-Bas, pays de référence en Europe, tandis que le Brent en mer du Nord dépassait les 80 dollars le baril de pétrole.

Selon certains spécialistes, le prix du pétrole pourrait atteindre rapidement les 100 dollars malgré les réserves existantes des pays importateurs et nuire à la croissance mondiale. Pour le gaz, une note de Goldman Sachs estimait ce matin la hausse des prix européens du GNL à 130 % en cas de fermeture du détroit pendant un mois, soit le plus grand choc connu par ce marché depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a quatre ans.

Source : La Tribune et Le Monde

Article rédigé par Côme Tessier

Rédacteur web pour Collectif Énergie, je m’évertue à glisser des touches sportives ou des notes sucrées pour rendre plus accessibles les sujets liés à l’énergie. Sans jamais oublier de traquer les doubles espaces qui perturbent la lecture.

Guerre en Iran : le monde se dirige-t-il vers un nouveau choc pétrolier et gazier ?

Le samedi 28 février, les États-Unis et Israël ont frappé l’Iran et sa capitale Téhéran, déclenchant plusieurs répliques du régime des mollahs dans la région, durant tout le weekend. Or, cette escalade de la guerre au Moyen-Orient est particulièrement suivie par le secteur énergétique, car elle pourrait avoir des répercussions immédiates sur les cours du pétrole et du gaz.

En effet, le trafic mondial de ces hydrocarbures est désormais menacé par une fermeture du détroit d’Ormuz. 20 % du pétrole mondial y transite quotidiennement, ainsi qu’une grande partie des livraisons de gaz du Qatar vers l’Asie et l’Europe.

Aujourd’hui, le détroit n’a pas été officiellement verrouillé par les nouvelles autorités iraniennes – après la mort du leader Ali Khamenei, ciblé par les premières frappes israélo-étatsuniennes. Cependant, selon une spécialiste de l’Opep+ interrogée par l’AFP, Amena Bakr, l’incertitude et le manque de sécurité rendent les coûts assurantiels prohibitifs pour les navires. Les principales compagnies d’armateurs ont ainsi annoncé suspendre le passage de leur flotte.

Des marchés gaziers et pétroliers déjà en hausse

Dès ce lundi matin, les cours de référence du gaz et du pétrole ont donc réagi avec une forte hausse. Les marchés gaziers à terme ont grimpé d’environ 20 % à leur ouverture aux Pays-Bas, pays de référence en Europe, tandis que le Brent en mer du Nord dépassait les 80 dollars le baril de pétrole.

Selon certains spécialistes, le prix du pétrole pourrait atteindre rapidement les 100 dollars malgré les réserves existantes des pays importateurs et nuire à la croissance mondiale. Pour le gaz, une note de Goldman Sachs estimait ce matin la hausse des prix européens du GNL à 130 % en cas de fermeture du détroit pendant un mois, soit le plus grand choc connu par ce marché depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a quatre ans.

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