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DU 01/06/2020 AU 30/06/2020
Marché de l’énergie :
Votre revue mensuelle de juin

Collectif Energie propose chaque mois une analyse du marché de l’énergie, de l’électricité et du gaz.

Vous êtes préoccupé par l’évolution des prix de l’énergie qui impacte votre activité ? Et vous souhaitez comprendre les mouvements de ce marché complexe ? Ne cherchez plus, vous êtes au bon endroit !

Hausse généralisée des prix

La couleur des flèches ci-dessous représente l’influence sur le prix de l’énergie : 

Que nous disent les facteurs fondamentaux ? : 

Début du bilan après le déconfinement et reprise de l’activité au 2ème trimestre

GAZ

Les stocks de gaz toujours aussi relativement importants, les prix du pétrole repartent à la hausse
.

CHARBON

Hausse de la demande.

CO2

Les prévisions concernant le prix des permis de carbone de l’Union européenne sont estimées à plus de 25€/t pour la majorité des analystes.

PÉTROLE

Les accords avec les pays de l’OPEP + ont permis de contrôler la production et donc faire remonter les prix du BRENT à plus de 40$/b.

ÉNERGIES RENOUVELABLES

Augmentation de la production.

production nucléaire

En baisse par rapport aux années précédentes due à l’impact du coronavirus. Impact d’autant plus fort que le calendrier de maintenance des réacteurs est très bouleversé, créant beaucoup d’incertitude sur le marché français.


Température

Relativement haute pour la saison.

Marché des capacités : EPEX SPOT a organisé l’enchère le 25 juin 2020, Prix d’échange : la 3ème enchère de capacité pour 2021 : 47 401 €/MW et la 2ème enchère pour 2022 : 38 966 €/MW

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ANALYSE ET CHIFFRES CLÉS DES MARCHÉS EN FRANCE

ÉLECTRICITÉ

Le marché était en hausse tout au long du mois de juin. Nous avons commencé le mois de juin avec des prix de marché autour des 44 €/MWh. Ailleurs en Europe, les prix sont sensiblement inférieurs. Nous avons par exemple relevé des écarts de prix de plus de 8 €/MWh entre le CAL 21 français et le CAL 21 allemand. Cette hausse des prix s’est entre autre expliquée par les incertitudes liées à la disponibilité nucléaire en France suite aux effets du coronavirus créant une volatilité importante sur le marché. 

De plus, la reprise de l’activité et la poursuite du déconfinement ont confirmé les scénarios dans lesquels la demande d’énergie  augmenterait. Enfin, nous avons noté une importante hausse des prix du CO2 s’approchant de plus en plus du plus haut jamais atteint en fin juillet 2019 (pratiquement 30 €/t), ainsi qu’une hausse très importante des prix des garanties de capacité lors des enchères du 25 juin. Le prix du CAL 21 finit à 48,70 €/MWh le 30 Juin.

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GAZ NATUREL

Les prix du gaz ont aussi commencé le mois de juin relativement en hausse par rapport au mois précédent. Hausse expliquée par la reprise de l’activité et donc l’augmentation de la demande par la hausse du prix de l’ensemble des matières premières. 

Cependant, cette hausse parait limitée étant donné que le prix du gaz pour le CAL 2021 a évolué autour des 12 €/MWh. Les niveaux des stocks étant élevés et les fondamentaux n’ayant pas bougé, les prix restent relativement bas. Le 30 juin, le CAL 21 était à 12,52 €/MWh.

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Les faits marquants du mois de JUIN

Vision sur un marché en pleine crise

Alors que le nombre de cas de Covid19 a diminué en Europe, le reste du monde n’a pas vécu la même tendance. Les marchés ont en effet évolué en demi-teinte, perpétuellement amorcé par des phases de positivité puis des phases de doute.

 A titre d’exemple, les investisseurs ont privilégié les signes positifs d’une reprise de l’économie, avec le rebond historique de 12% des ventes au détail britanniques. Les incertitudes liées à la résurgence de l’épidémie aux Etats-Unis et en Chine ou encore les tensions commerciales entre Pékin et Washington ont été mises de côté.

D’autre part, les investisseurs ont suivi avec d’autant plus d’attention la réunion du Conseil européen sur le plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne que leur économie subissait une « chute spectaculaire » et les a appelé à agir pour favoriser la reprise.

Enfin, les accords des pays de l’OPEP + pour contrôler la production de pétrole (le prix du BRENT est repassé au-dessus de la barre des 40$/b) a tout de même encore une fois souligné cette volonté de relance dans un contexte de doute par rapport à l’évolution du coronavirus dans le monde.

Le marché de l’énergie en FRANCE

Au début du mois de juin, Benard Levy est revenu sur le fait que les mesures de confinement ont perturbé la maintenance des centrales et réduit la demande d’électricité, conduisant EDF à abandonner ses objectifs financiers pour cette année et l’année suivante.

Alors que EDF s’est lancé dans une bataille judiciaire autour de l’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (ARENH) avec certains de ses concurrents, dont Total Direct Energy, le PDG indiquait également que son groupe compte poursuivre son « combat » pour modifier « ce dispositif asymétrique, injuste et démotivant ».

En effet, alors que la France faisait face à une situation « inédite » en matière de production d’électricité, l’hiver 2020-2021 s’annonce particulier en raison de l’impact du coronavirus mais ne subira pas de coupure involontaire et massive, avait déclaré François Brottes, président du gestionnaire des lignes à haute tension RTE.

Depuis le début de la crise sanitaire, Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire, a mobilisé les différents acteurs du secteur de l’électricité, notamment le président du directoire de RTE (Electricity Transmission Network), le président de la ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) et Président-Directeur Général d’EDF afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement électrique en France. 

Le ministre a annoncé des mesures pour aider à équilibrer le réseau électrique au cours de l’hiver 2020-2021, lors d’une présentation des nouvelles évaluations par RTE des besoins en électricité sur les prochains mois. 

En raison de la situation sanitaire et de l’application nécessaire des mesures barrière pour assurer la sécurité sanitaire des salariés, EDF prévoit, sous le contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, de prolonger la durée des arrêts de maintenance de ses centrales nucléaires en 2020. Ce qui va entraîner un retard dans le redémarrage des réacteurs, ainsi qu’une moindre disponibilité des installations, provoquant une tension sur l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. 



Elisabeth Borne a d’abord demandé à EDF de proposer une optimisation du calendrier d’arrêt du réacteur, dans le respect des exigences de sûreté, afin de renforcer la continuité d’approvisionnement pour l’hiver. Les nouvelles mesures détaillées ci-dessous aideront à contrôler la consommation d’électricité, en particulier pendant les pics de consommation : 

  • 1er mesure : Modification du programme d’arrêt et de maintenance du réacteur nucléaire pour assurer une disponibilité maximale de l’électricité en hiver
  • 2ème mesure : Prise en charge des dispositifs d’effacement pour adapter la consommation d’électricité de manière ponctuelle
  • 3ème mesure : Lancement d’un « Thermostat boost » pour couvrir 150 euros sur le coût d’installation de thermostats plus efficaces dans les maisons privées afin de favoriser les économies d’énergie.

Perspectives à venir et à surveiller :

  • L’impact du Coronavirus toujours présent. L’Europe va mieux mais le virus se propage encore dans le monde
  • L’action des gouvernements et des banques centrales dans la gestion de la crise (plans de relance économique)
  • Le suivi de la demande/offre d’énergie
  • La volatilité élevée et spéculation importante sur le marché du CO2

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